Le site Wikileaks, spécialisé dans la publication anonyme de documents confidentiels, inquiète l'armée américaine, qui a conduit une étude précise de son fonctionnement et donné des recommandations afin d'en limiter l'impact, révèle un document confidentiel (PDF) daté de 2008 et rendu public... par Wikileaks.
Le document de 32 pages, élaboré par le service de contre-espionnage de l'armée américaine, examine le fonctionnement du site, créé par des journalistes, des militants de la liberté d'expression et des dissidents chinois. Il se penche sur la manière dont les documents sont publiés sur le site et transmis à ses administrateurs, le type de documents révélés et leur degré de crédibilité. Il examine également en détail plusieurs documents publiés par le site et présentés comme des "fuites" de l'armée américaine.
Conclusion des services de contre-espionnage : Wikileaks représente "une menace potentielle" pour l'armée, non seulement parce que les documents qu'il publie peuvent révéler des informations à des services de renseignement étrangers, mais aussi parce que le site pourrait être manipulé par des Etats ou groupes à des fins de propagande ou de dénigrement.
L'étude des documents publiés sur le site "ne permet pas d'écarter la possibilité que des employés ou des taupes au sein du département de la défense ou dans d'autres services gouvernementaux fournissent des informations à Wikileaks", jugent les auteurs du rapport. Toutefois, "les affirmations de Wikileaks sur l'existence d'anciens employés du gouvernement parmi les sources du site est douteuse, puisque l'un des buts principaux du site est le total anonymat garanti aux personnes qui lui fournissent des documents".
Le contre-espionnage américain recommande donc aux militaires de travailler à décrédibiliser Wikileaks pour réduire les risques en menant la chasse aux informateurs. "Les sites comme Wikileaks.org utilisent la confiance comme centre de gravité, en protégeant l'anonymat des personnes qui leur fournissent les documents. L'identification de ces taupes, le fait de dévoiler leur identité, de les renvoyer, de les poursuivre en justice pourrait détruire ce centre de gravité et inciter les personnes qui envisagent de fournir des informations à Wikileaks.org à ne pas le faire", préconise le rapport.
Ces recommandations datant de 2008 n'ont, pour l'instant, pas eu de conséquences majeures. Des documents confidentiels de l'armée américaine et d'autres organismes – comme une liste des adhérents au parti d'extrême droite anglais BNP – ont continué à être publiés sans que leur source soit identifiée. La principale menace sur l'avenir de Wikileaks semble aujourd'hui être d'ordre financier : le site, qui nécessite d'importants moyens informatiques pour fonctionner, est au bord de la faillite. Financé par les dons des particuliers et des ONG, il n'a pour l'instant levé que 360 000 dollars (263 000 euros) sur les 600 000 dont il estime avoir besoin pour fonctionner cette année.
Le Monde.fr
lundi 21 juin 2010
Un soldat américain arrêté pour avoir fourni des documents à Wikileaks
Un soldat américain a été arrêté au Koweit et s'y trouve en détention depuis deux semaines : Brad Manning, analyste de 22 ans, est soupçonné d'avoir fourni au site Wikileaks, spécialisé dans la publication de documents secrets, des documents confidentiels, dont la vidéo d'une attaque remontant à 2007 dans laquelle plusieurs civils avaient trouvé la mort à Bagdad.
Wikileaks avait diffusé début avril des images enregistrées par un hélicoptère de l'armée américaine, qui avait ouvert le feu à deux reprises sur un groupe de personnes dans les faubourgs de la capitale irakienne, tuant une dizaine de civils désarmés dont deux journalistes.
Wikileaks avait diffusé début avril des images enregistrées par un hélicoptère de l'armée américaine, qui avait ouvert le feu à deux reprises sur un groupe de personnes dans les faubourgs de la capitale irakienne, tuant une dizaine de civils désarmés dont deux journalistes.DÉNONCIATION
Brad Manning aurait été dénoncé par un hacker américain connu, Lamo, à qui il aurait confié être l'auteur de la fuite, mais aussi avoir transmis 260 000 télex diplomatiques à Wikileaks. Lamo aurait décidé de dénoncer le jeune homme par crainte que les courriers diplomatiques ne puissent être utilisés à mauvais escient, rapporte Wired.
Wikileaks a réagi ce lundi, affirmant que "si Brad Manning est bien l'auteur de la fuite, c'est sans aucun doute possible un héros national". Le site refuse toutefois de confirmer qui lui a transmis la vidéo de l'attaque, Wikileaks "ne collectant jamais d'informations personnelles sur ses sources". Le site nie par ailleurs avoir reçu les télex diplomatiques.
En mars dernier, un document du contre-espionnage américain sur la manière de lutter contre Wikileaks avait été publié par Wikileaks lui-même. Il concluait que le site représentait une "menace potentielle" pour l'armée américaine, et préconisait de "démasquer les taupes". "Les sites comme Wikileaks.org utilisent la confiance comme centre de gravité, en protégeant l'anonymat des personnes qui leur fournissent les documents. L'identification de ces taupes et le fait de dévoiler leur identité et de les poursuivre en justice pourraient détruire ce centre de gravité et décourager les personnes qui envisagent de fournir des informations à Wikileaks.org", concluait le rapport.
Le Monde.fr
Epée de samouraï et lunettes infrarouges pour combattre Ben Laden
Armé d'un pistolet, d'un poignard, d'une épée de samouraï et d'une paire de lunettes infrarouges, il était parti en chasse contre l'ennemi no 1 de l'Amérique : Ben Laden. Mais Gary Brooks Faulkner, 50 ans, n'a pas atteint sa cible : il a été arrêté, lundi 14 juin, dans le nord du Pakistan, à quelques kilomètres de la frontière afghane.
Celui que les internautes ont déjà appelé le "Ninja américain", d'après le journal anglais The Telegraph, n'en était pas à sa première tentative : ce Rambo du XXIe siècle faisait le voyage pour la troisième fois, pour aller déloger le chef d'Al-Qaida (dont la tête a été mise à prix à 20 millions d'euros).
Celui que les internautes ont déjà appelé le "Ninja américain", d'après le journal anglais The Telegraph, n'en était pas à sa première tentative : ce Rambo du XXIe siècle faisait le voyage pour la troisième fois, pour aller déloger le chef d'Al-Qaida (dont la tête a été mise à prix à 20 millions d'euros).
Le problème c'est que, en plus d'être sous-équipé, ce spécialiste d'hapkido – art martial coréen – est très malade. En forte insuffisance rénale – son seul espoir est une transplantation –, ce voyage du combattant était selon sa sœur sa façon de servir son pays une dernière fois.
TESTS PSYCHIATRIQUES
Mercredi, il était toujours détenu par la police pakistanaise qui a annoncé qu'elle allait le soumettre à des tests psychiatriques. "Nous lui posons de nombreuses questions, en particulier sur l'épée et le poignard, qui ressemblent à des armes de cérémonie", a expliqué le policier, qui a requis l'anonymat. "Il dit qu'il voulait tuer Oussama, mais tuer Oussama avec un poignard et une épée, ce n'est pas un jeu d'enfant", a poursuivi l'officier. "Nous allons également le faire examiner par un médecin pour essayer de savoir s'il n'a pas d'antécédents psychiatriques ou des problèmes", a-t-il conclu.
Et, selon un blogueur du New York Times, le chasseur ressemblerait finalement beaucoup à sa proie. Même ferveur religieuse, même maladie rénale et même… barbe.

Gary Brooks Faulkner, en 2006.
Faulkner a été arrêté à Chitral, au nord des zones tribales du nord-ouest du Pakistan, fief des talibans pakistanais, principal sanctuaire d'Al-Qaida dans le monde et base-arrière des talibans afghans. Mais Chitral est aussi frontalier du Nouristan, une province afghane bastion des talibans, où les policiers pensent que Faulkner tentait d'entrer. Personne ne sait réellement où se terre Oussama Ben Laden, mais des rumeurs persistantes font état de sa présence sur la frontière entre le Pakistan et l'Afghanistan, dans l'un ou l'autre pays. Ce qui fait se demander au journal américain The Christian Science Monitor si le Ninja américain n'avait pas vraiment pris la bonne route.
Le Monde.fr avec AFP
L'Europe veut garantir son accès aux métaux rares
L'heure est à la géologie à Bruxelles. Le niobium, les platines, le tungstène, les terres rares ainsi qu'une dizaine d'autres matières premières préoccupent la Commission européenne, tout comme les industriels et les gouvernements. Après dix-huit mois d'études, Bruxelles va publier, jeudi 17 juin, une liste de 14 métaux ou familles de métaux "critiques", importants pour l'économie de l'Union européenne (UE), et dont l'approvisionnement pourrait subir l'impact de tensions politiques ou de pénuries. Ce document, qui sera révisé régulièrement, doit servir de base à un plan que la Commission a prévu de présenter à l'automne.
Selon Antonio Tajani, commissaire responsable de l'industrie et des entreprises, "trois axes vont guider l'action de l'Europe". Outre le renforcement des accords avec les pays producteurs de ces métaux et le développement du potentiel minier sur le sol européen, la sécurité d'approvisionnement passera aussi par une meilleure maîtrise du recyclage.
"L'accès aux matières premières minérales est le tendon d'Achille de l'approvisionnement de l'Europe et de son industrie", constatait, début juin, Ulrich Grillo, responsable du comité matières premières de la Fédération des industries allemandes (BDI), lors d'un colloque de l'Association franco-allemande pour la science et la technologie (Afast).
Prise de conscience
La préoccupation est à la mesure du rôle central joué par les métaux dans la conception de produits innovants. Le développement des voitures électriques, la fabrication des ampoules LED, l'utilisation accrue de semi-conducteurs... font grimper la demande mondiale en métaux rares. Les besoins en indium, nécessaire à la fabrication d'écrans plats, devraient représenter en 2030 plus de trois fois la production de 2006, selon une étude de l'institut de recherches allemand Fraunhofer reprise par la Commission.
Or l'accès à certains minerais pourrait à l'avenir s'avérer plus difficile, faisant peser sur l'économie européenne un risque réel. Le problème ne naît pas toujours de l'extraction insuffisante d'un métal face à la demande, mais aussi du contrôle de la ressource par un producteur dominant. Les terres rares, cette famille de dix-sept éléments indispensables aussi bien pour la mise au point de véhicules hybrides que de superalliages pour l'aéronautique, en sont un exemple. Au cours des derniers mois, la Chine, qui contrôle 95 % de la production mondiale des terres rares, a commencé à réduire ses exportations, provoquant des tensions chez les industriels occidentaux. La production mondiale de niobium, utilisé pour les aimants supraconducteurs, provient à plus de 80 % du Brésil. De même, l'accès au tantale, indispensable pour les télécoms, peut pâtir de l'instabilité de la République démocratique du Congo.
La liste de quatorze métaux ou familles de métaux mis en avant par la Commission s'inscrit dans un groupe plus large d'une quarantaine d'éléments, sur lesquels Bruxelles garde un oeil attentif. Au gré de nouveaux besoins industriels ou de tensions politiques et économiques, certains d'entre eux pourraient entrer dans la liste "critique". Le lithium pourrait être un des prochains candidats, en fonction du décollage des ventes de véhicules électriques et de l'état des ressources mondiales. De même, Patrick Kim, directeur de l'ingénierie des matériaux de Renault, souligne que "le cuivre doit être suivi avec attention, car il est difficilement substituable et primordial pour des applications électriques toujours plus nombreuses".
Face à ces risques, la Commission s'apprête donc à prendre des initiatives. Tout d'abord, à mener une politique commerciale internationale plus volontariste, afin de ne pas laisser le champ libre aux industriels chinois ou nord-américains, particulièrement en Afrique. "Il faut que nous trouvions une complémentarité entre notre stratégie de développement et notre politique de matières premières", commente-t-on dans l'entourage du commissaire Tajani.
Levier du recyclage
Le 8 juin, la Commission a, par exemple, rencontré la Commission de l'Union africaine afin, notamment, d'esquisser un partenariat autour des matières premières. Cela se traduirait par des investissements européens sur les infrastructures, notamment autour des bassins miniers, et par un travail commun d'évaluation des ressources géologiques africaines. L'action commerciale passe aussi par des recours devant l'Organisation mondiale du commerce, comme c'est le cas actuellement dans le différend sur les métaux rares qui oppose l'Union européenne et les Etats-Unis à la Chine.
La Commission veut aussi faciliter l'exploitation des ressources minérales européennes. Notamment, explique M. Tajani, en évitant une application trop stricte de la directive sur les zones protégées, Natura 2000. Une proposition qui ne va pas manquer de déplaire aux associations écologistes. Le troisième levier que compte employer Bruxelles est celui du recyclage et de la substitution des métaux les plus critiques. Il est question pour cela d'adopter de nouvelles réglementations et d'augmenter les aides à la recherche.
La mise en oeuvre du plan de la Commission n'en est qu'à ses premiers pas, mais elle marque une prise de conscience politique importante.
Bertrand d'Armagnac
Selon Antonio Tajani, commissaire responsable de l'industrie et des entreprises, "trois axes vont guider l'action de l'Europe". Outre le renforcement des accords avec les pays producteurs de ces métaux et le développement du potentiel minier sur le sol européen, la sécurité d'approvisionnement passera aussi par une meilleure maîtrise du recyclage.
"L'accès aux matières premières minérales est le tendon d'Achille de l'approvisionnement de l'Europe et de son industrie", constatait, début juin, Ulrich Grillo, responsable du comité matières premières de la Fédération des industries allemandes (BDI), lors d'un colloque de l'Association franco-allemande pour la science et la technologie (Afast).
Prise de conscience
La préoccupation est à la mesure du rôle central joué par les métaux dans la conception de produits innovants. Le développement des voitures électriques, la fabrication des ampoules LED, l'utilisation accrue de semi-conducteurs... font grimper la demande mondiale en métaux rares. Les besoins en indium, nécessaire à la fabrication d'écrans plats, devraient représenter en 2030 plus de trois fois la production de 2006, selon une étude de l'institut de recherches allemand Fraunhofer reprise par la Commission.
Or l'accès à certains minerais pourrait à l'avenir s'avérer plus difficile, faisant peser sur l'économie européenne un risque réel. Le problème ne naît pas toujours de l'extraction insuffisante d'un métal face à la demande, mais aussi du contrôle de la ressource par un producteur dominant. Les terres rares, cette famille de dix-sept éléments indispensables aussi bien pour la mise au point de véhicules hybrides que de superalliages pour l'aéronautique, en sont un exemple. Au cours des derniers mois, la Chine, qui contrôle 95 % de la production mondiale des terres rares, a commencé à réduire ses exportations, provoquant des tensions chez les industriels occidentaux. La production mondiale de niobium, utilisé pour les aimants supraconducteurs, provient à plus de 80 % du Brésil. De même, l'accès au tantale, indispensable pour les télécoms, peut pâtir de l'instabilité de la République démocratique du Congo.
La liste de quatorze métaux ou familles de métaux mis en avant par la Commission s'inscrit dans un groupe plus large d'une quarantaine d'éléments, sur lesquels Bruxelles garde un oeil attentif. Au gré de nouveaux besoins industriels ou de tensions politiques et économiques, certains d'entre eux pourraient entrer dans la liste "critique". Le lithium pourrait être un des prochains candidats, en fonction du décollage des ventes de véhicules électriques et de l'état des ressources mondiales. De même, Patrick Kim, directeur de l'ingénierie des matériaux de Renault, souligne que "le cuivre doit être suivi avec attention, car il est difficilement substituable et primordial pour des applications électriques toujours plus nombreuses".
Face à ces risques, la Commission s'apprête donc à prendre des initiatives. Tout d'abord, à mener une politique commerciale internationale plus volontariste, afin de ne pas laisser le champ libre aux industriels chinois ou nord-américains, particulièrement en Afrique. "Il faut que nous trouvions une complémentarité entre notre stratégie de développement et notre politique de matières premières", commente-t-on dans l'entourage du commissaire Tajani.
Levier du recyclage
Le 8 juin, la Commission a, par exemple, rencontré la Commission de l'Union africaine afin, notamment, d'esquisser un partenariat autour des matières premières. Cela se traduirait par des investissements européens sur les infrastructures, notamment autour des bassins miniers, et par un travail commun d'évaluation des ressources géologiques africaines. L'action commerciale passe aussi par des recours devant l'Organisation mondiale du commerce, comme c'est le cas actuellement dans le différend sur les métaux rares qui oppose l'Union européenne et les Etats-Unis à la Chine.
La Commission veut aussi faciliter l'exploitation des ressources minérales européennes. Notamment, explique M. Tajani, en évitant une application trop stricte de la directive sur les zones protégées, Natura 2000. Une proposition qui ne va pas manquer de déplaire aux associations écologistes. Le troisième levier que compte employer Bruxelles est celui du recyclage et de la substitution des métaux les plus critiques. Il est question pour cela d'adopter de nouvelles réglementations et d'augmenter les aides à la recherche.
La mise en oeuvre du plan de la Commission n'en est qu'à ses premiers pas, mais elle marque une prise de conscience politique importante.
Bertrand d'Armagnac
samedi 12 juin 2010
Debrahlee Lorenzana, trop sexy pour travailler chez Citybank ?

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Voir toutes les photos
Debrahlee Lorenzana a 33 ans et poursuit son employeur Citybank pour licenciement abusif. Selon la jeune femme, elle aurait été licenciée en raison de ses tenues jugées trop "sexy". Elle a en effet reçu une liste de vêtements et accessoires à ne plus porter, avant d'être transférée puis licenciée.
http://www.zigonet.com/dabrahlee-lorenzana/debrahlee-lorenzana-trop-sexy-pour-travailler-chez-citybank_art12467.html
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Debrahlee Lorenzana a 33 ans et poursuit son employeur Citybank pour licenciement abusif. Selon la jeune femme, elle aurait été licenciée en raison de ses tenues jugées trop "sexy". Elle a en effet reçu une liste de vêtements et accessoires à ne plus porter, avant d'être transférée puis licenciée.
http://www.zigonet.com/dabrahlee-lorenzana/debrahlee-lorenzana-trop-sexy-pour-travailler-chez-citybank_art12467.html
Condamné pour avoir tenté de vendre son bébé sur Internet

Chine - Un homme a été condamné par la justice de son pays après avoir été arrêté pour avoir voulu vendre son bébé sur la toile.
Si on ne connaît pas l'âge de l'homme, l'AFP explique tout de même qu'il est jeune et qu'il s'appelle Lu. Et le jeune homme a été arrêté après avoir tenté de vendre son fils de deux ans sur internet. Une annonce avait alors été publiée, et réclamait 2.176 euros pour l'enfant. Arrêté avant qu'une transaction a pu être opérée, l'enfant avait tout de même trouvé preneur en la personne d'un couple de Pékin. Mais peu de temps avant la transaction, l'homme avait alors eu quelques remords et avait dénoncé le couple ayant souhaité acheter son enfant.Pour autant, Lu a également dû faire face à la Justice qui vient de le condamner à six mois de prison avec sursis ainsi qu'un an de mise à l'épreuve. L'homme a expliqué avoir voulu vendre son enfant après s'être séparé de la mère et ne plus avoir les moyens nécessaires pour l'élever. Aujourd'hui, la garde de l'enfant lui a été remise.
Zigonet
Les parlements les plus agités du globe

Les esprits s'échauffent ce 27 avril au Parlement ukrainien, pendant le vote d'un texte portant sur la présence russe dans la mer Noire.
"L'homme est un animal politique" disait Aristote. La preuve par l'image, avec notre palmarès des parlements les plus sauvages du globe.
C'est bien connu, les élus déguisés en technocrates ne font plus recette auprès des électeurs. L'heure est aux hommes politiques qui se montrent proches du peuple, parlent et agissent comme lui. Quitte à en faire parfois un peu trop : bagarre, insultes et attaques au mobilier sont le lot commun de plusieurs parlements dans le monde. C'est à se demander quelle image les élus ont de leurs administrés ? Tour d'horizon des assemblées les plus agitées de la planète.
Ukraine : Bons baisers de Russie
La Rada, chambre basse du Parlement ukrainien, a montré l'exemple récemment. Lors d'un vote portant sur la prolongation de la présence russe sur la base de Sebastopol, les députés de l'opposition pro-occidentale s'en sont violemment pris à leurs homologues de la majorité, favorable à la reconduction du bail. Le président de l'assemblée, Volodymyr Litvine, a conclu la séance sous une pluie d'œufs et de fumigènes. La flotte de la mer Noire jouit désormais d'un droit de cité jusqu'en 2042. De beaux combats en perspective.
Corée du Sud : Massacre à la tronçonneuse
Une longue tradition parlementaire sévit en Corée du Sud. En 2004 déjà, des députés proches du président en place, Roh Moo-Hyun, investissent le perchoir du Parlement pour s'opposer à la procédure de destitution qui pèse sur lui. Bilan : quelques nez cassés et du mobilier sérieusement endommagé.
Les choses se gâtent en décembre 2008 quand l'actuel chef de l'Etat, Lee Myung-Bak, décide d'imposer un accord de libre-échange avec les Etats-Unis, contre l'avis de l'opposition, qui se voit refuser l'accès à l'hémicycle. Celle-ci décide, elle aussi, de passer en force, et détruit les portes de la salle à coup de marteau et même... à la scie électrique.
Rebelote en juillet 2009, avec la bagarre générale déclenchée peu avant le vote par le Parlement d'une loi sur la réorganisation des médias nationaux. Plusieurs députés ont été blessés, et même hospitalisé pour l'un d'entre eux.
Taïwan : La vengeance dans la peau
On reste en Asie avec les champions du monde du combat politique, les députés taiwanais. Les membres du Parti Démocrate Progressiste (DPP) ont longtemps montré la voie, n'hésitant pas à donner de leur personne : au menu ce soir, bourre-pifs, insultes, crêpage de chignons et même, depuis 2004, jet de riz sauce soja. Aux affaires entre 2000 et 2008, on croyait que le parti s'était assagi, mais une nouvelle rixe a éclaté en janvier dernier, un député déclarant même avoir été mordu par un membre du DPP. Chassez le naturel...
Inde : Slumdog parlementaire
Quiconque a déjà voyagé en Inde sait que la patrie de Gandhi est un pays aux milles facettes. Pour ce qui est du legs pacifiste du Mahatma en revanche, mieux vaut passer son chemin. Si le Parlement indien n'a pas connu de heurts majeurs, hormis une bagarre entre deux députés en 2006, les assemblées régionales sont beaucoup plus turbulentes. Celle de l'Etat d'Uttar Pradesh, dans le nord de l'Inde, par exemple. Les chaises et les micros avaient volé en 2007, lors d'un affrontement au sujet d'un vote sur les droits des minorités. Plus tard, en 2009, des élus en étaient venus aux mains pour réclamer la tête du chef de la majorité en place : celui-ci était accusé d'avoir assassiné un ingénieur des travaux publics qui ne voulait pas payer 500000 roupies (environ 8500 euros) pour l'anniversaire du gouverneur. Il sera reconnu coupable du meurtre, et condamné par la suite.
Bolivie : Hasta la victoria siempre
La scène se passe en août 2007. La majorité pro-gouvernementale au Parlement essaye de déloger de leurs sièges cinq juges constitutionnels, jugés peu amènes vis-à-vis la nouvelle politique révolutionnaire du président Evo Morales : plus tôt dans l'année, ces derniers avaient retardé la nomination de quatre hauts magistrats. Le débat tourne court et va vite laisser place à des scènes de pugilat entre l'opposition et les élus du Mouvement vers le socialisme du leader indigène. Aux traditionnels jets d'eau et de mobilier, il faut ajouter les non-moins classiques insultes, coups de griffes, de poings et de pieds. Preuve que le parti de Morales sait être conservateur quand il le faut.
Mexique : Il était une fois dans l'Ouest
Qu'on se le dise, l'image d'Epinal du Mexicain assoupi contre un cactus, sombrero vissé sur la tête, est un mythe. Et les élus du deuxième pays le plus peuplé d'Amérique latine sont là pour nous le rappeler. C'est dans un Congrès bien réveillé que ces derniers se sont emportés, en décembre 2006, lors de la cérémonie d'investiture du nouveau président de centre-droit Felipe Calderon. Quelques jours auparavant, les parlementaires de gauche et de droite avaient d'ailleurs comparé leurs gauches et leurs droites, dans un hémicycle réduit à un simple ring de boxe. Une initiative chaleureusement reprise à son compte par l'assemblée du Nuevo León, deux ans plus tard.
Etats-Unis : Sweet Home Alabama
L'hospitalité légendaire du sud des Etats-Unis ne fait pas défaut au "bel Etat" de l'Alabama. Celle de son Sénat, en revanche, est moins connue. En 2007, le républicain Charles Bishop se jette sur son collègue démocrate Lowell Barron, après que celui-ci l'a injurié. Le sénateur s'est montré clair à ce sujet : "J'ai été élevé dans les bois de l'Arkansas, et là d'où je viens, les gens ne disent pas ça de votre mère". Sweet home Alabama.
Nigeria : Drame a Abuja
Le Parlement nigérian ne paye peut-être pas de mine, mais la rixe -dramatique- qui a eu lieu en son sein en octobre 2007, le fait entrer d'office dans ce classement. Patricia Etteh, la présidente de la Chambre des représentants, a été prise à partie par des élus de l'opposition qui l'accusaient de corruption : Etteh aurait détourné 5 millions de dollars, utilisés dans l'achat de 12 voitures et la rénovation de sa résidence personnelle. Dans l'agitation, un député proche de la majorité au pouvoir décède des suites d'un arrêt cardiaque, acculant la première femme présidente de la Chambre basse nigériane à la démission.
Russie : Certains l'aiment chaud
Le député nationaliste Vladimir Zhirinovsky est un habitué des débats passionnés. Il avait déjà frappé un opposant lors d'une émission de télévision en 2003, avant de s'en prendre violemment à un autre adversaire politique en 2007, lors d'une session du Parlement russe, la Douma. Après avoir craché à la figure du député de gauche Andrei Savyelev, il lui saute dessus... oubliant que ce dernier pratique des sports de combats depuis plusieurs années déjà.
Union européenne : Strasbourg, morne plaine
Le Parlement européen, agité ? Comparé aux hémicycles coréens ou taiwanais, l'assemblée de Strasbourg fait pâle figure. Il faut avouer que le bilan est décevant : à ce jour, aucun coup de poing n'a été donné dans l'enceinte, et aucun fauteuil n'a été endommagé, sinon par l'usure. Ne reste que le coprésident du groupe vert au Parlement, Daniel Cohn-Bendit, pour donner rituellement un peu de couleur aux débats. Comme en février dernier, lorsqu'il fustige le président du groupe socialiste européen, l'allemand Martin Schulz, qui a le malheur d'interrompre le discours de « Dany le vert » sur la nomination de la nouvelle commission.
Bonus : Ippon
Notre chouchou pour la fin. La vidéo ne permet pas d'identifier clairement le lieu et la date, ni même s'il s'agit bien d'un débat parlementaire, mais nul doute qu'avec de tels arguments, notre champion de judo risque de susciter des vocations. Et si c'était ça le remède au désenchantement de la jeune génération envers la vie politique ?
Par Jérémie Lanche
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